Haïti
- Choléra : La Banque Mondiale fait une subvention
de 10 millions de dollars. Jeudi
25 Novembre 2010
La
Banque mondiale prépare une subvention d'urgence
pour le cholera s'élevant à 10 millions de
dollars. Le programme fait parti de l'appui de 479
millions de dollars de la Banque mondiale à la
reconstruction. «Haïti a besoin de toute l'aide
qu'elle peut obtenir pour répondre à l'épidémie
meurtrière de choléra qui ravage les régions du
pays», a déclaré Ronald Baudin, ministre des
Finances. «Le soutien de la Banque mondiale sera
primordial pour sauver des vies et rétablir le
réseau de la santé publique.»
La
subvention de 10 millions de dollars aura pour but
de renforcer la capacité de surveillance et de
contrôle du Ministère de la Santé Publique et de
la Population (MSPP), ainsi que de la Direction
Nationale de l'Eau Potable et de l'Assainissement
(DINEPA). Cette initiative s'aligne sur le Plan
stratégique entre secteurs pour répondre au
cholera en Haïti, sous la direction du MSPP et de
la DINEPA.
La
subvention servira également à financer le travail
des organisations non gouvernementales (ONG) pour
améliorer l'accès à l'eau potable, aux prestations
des services sanitaires de base pour les
populations touchées et les groupes vulnérables,
ainsi qu'à l'assainissement et la gestion des
déchets dans les zones à haut risque.
«La mise en œuvre de la Stratégie nationale
d'intervention face à l'épidémie de choléra
nécessite une coordination étroite entre les
bailleurs de fonds et les partenaires, y compris
toutes les organisations opérant sur le terrain»,
a déclaré Alexandre Abrantes, Envoyé spécial de la
Banque mondiale en Haïti. «La nouvelle subvention
financera le recrutement d'ONG spécialisées pour
exécuter des activités immédiates afin de faire
face au cholera. Elle financera également un
renforcement de la capacité du gouvernement à
répondre aux épidémies.»
Ces
activités s'ajouteront à une sensibilisation à
l'hygiène et à des efforts de prévention déjà en
cours, telles que la création d'une "brigade de la
santé publique" pour traiter les malades et
prendre des mesures préventives dans tout le pays.